Jean-Luc Mare est un architecte du papier, qu’il transforme et façonne pour composer, pétale après pétale, feuille après feuille, des luminaires organiques et cristallins. Des pièces aériennes, à la fois sculpturales et végétales, vibrantes.
Dans le silence de l’atelier, tout se joue dans la découpe, quelques recettes qui semblent d'une simplicité désarmante et la répétition des gestes. Le papier — ici un papier calque — se transforme en coquille, en pétale, en feuille de nacre ou en paysage blanchi par trop de soleil. Une mutation de la matière qui n’est que le fruit de l’expérience, de la patience, mais aussi des aléas d’une matière loin d’être inerte.
Ces pièces sont plus que des luminaires. Elles sont le récit du papier — de ses transformations et de sa capacité à se révéler par la lumière autant qu’à la transformer.